| Site et aspect du village de
Carennac :
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Vu de la Dordogne, ou de l'île de Calypso, ou, au contraire, des dernières pentes du Causse, Carennac présente un aspect plus traditionnel, avec de nombreuses maisons d'aspect ancien, ses vieux pigeonniers, les tours et l'enceinte du Prieuré. L'impression s'accentue encore quand on pénètre dans les rues du village. Les rues sont étroites et tortueuses, de nombreuses maisons conservent leurs fenêtres à ogives et à meneaux, leurs portes gothiques à heurtoir de fer forgé, leurs tourelles d'escalier à poivrières, ou leurs ouvertures de la Renaissance, oeuvres d'un art plus raffiné, moins influencé par la tradition locale.
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Le village s'étage sur les dernières pentes qui dominent le cours de la Dordogne, dans un véritable nid de verdure qui contraste avec l'aridité du Causse qui le domine.
La rivière étale à ses pieds ses méandres et ses îles. Dans le lointain, au nord, s'estompent les derniers monts de la Corrèze et plus près, dans un merveilleux cirque vert et doré, les abrupts escarpements du Causse de Martel, à l'ouest;
la masse rutilante du château de Castelnau, les tours de Saint-Laurent et le bloc grisâtre des Césarines, à l'est; tandis qu'au sud se dresse la barrière formidable du Causse, dominée par l'énigmatique ruine de Taillefer.
C'est ce cadre, à la fois austère et riant, aride dans les sommets, plantureux dans les bas-fonds, ce paysage de plaines et de petits monts, qu'a chanté l' écrivain religieux Fénelon, dans son "ode à Carennac" et qui a peut-être inspiré certaines des descriptions que l'on trouve dans l'épopée du Télémaque (1699).
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